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3. Le
difficile passage de Forrest Hill à Flushing Meadow
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En
1977, le site de Forrest Hill est à rénover. Or, les dirigeants du West
Side Tennis Club, propriétaire des lieux, refusent de payer. L'avenir
du tournoi est en péril. La fédération américaine de tennis décide de
pas signer un nouveau bail, et son président, Slew Hester lance le défi
de construire en un an de nouvelles installations.
A partir de ruines d'un théâtre en plein air situées à Flushing
Meadow (New York), la fédération construit le National Tennis Center
en 10 mois (malgré un hiver rigoureux et de multiples grèves). Un stade,
le Stadium Louis Armstrong (d'une capacité de 20 000 places) et 20 courts
de tennis en ciment (le Decoturf, nouvelle surface du tournoi) s'étendent
sur 6,8 hectares. Le
nouveau site de l'Us Open est grandiose mais il est situé dans l'axe de
l'aéroport Kennedy et les finitions sont inexistantes. Mais tant pis,
le pari de Slew Hester est gagné et l'Us Open est sauvé de la noyade.
L'édition de 1978 peut belle et bien se dérouler.
Du côté des dames, le spectacle est assuré par Martina Navratilova (USA) et Chris Evert (USA). Entre 1975 et 1987, 9 finales pour Evert dont 6 de gagnées et 6 finales pour Navratilova dont 4 de remportées.
Face à la popularité
grandissante de l'Us Open et dans le but de rendre le cadre du tournoi
plus agréable, la fédération américaine de tennis décide de
construire un nouveau stade d'une plus grande capacité (23 500). Le 29 août
1997, le nouveau central de l'Us Open est inauguré et baptisé le Stadium
Arthur Ashe. Il est le plus grand stade de tennis au monde.
Depuis son installation à Flushing Meadow, l'Us Open est un lieu incontournable pour le monde du tennis mais aussi pour les habitants de New-York, pour le monde mondain et politique. Au fil des années, l'Us Open a su se construire une certaine notoriété. A cause de son environnement (bruyant), remporter le tournoi exige des nerfs d'aciers, une concentration absolue et un jeu complet. D'ailleurs, depuis 1978, l’US Open n’a récompensé que des numéros un mondiaux ; excepté Hana Mandlikova (n°3) et Gabriela Sabatini (n°3). A suivre…
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